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L'IRM pour prédire le risque de suicide ?

Publié le : 16/10/2019 16:19:29

Une étude américaine, publiée dans la revue « Psychological Medicine », met en avant la présence de circuits cérébraux spécifiques dans le cerveau de certaines personnes.

 

Pour cette étude, les chercheurs ont capturé des images du cerveau de 212 jeunes adultes alors qu'ils étaient calmes et reposés. Ces scientifiques de l'université de l'Illinois à Chicago et de l'université de l'Utah Health ont identifié des différences entre les circuits cérébraux de différentes personnes, comme le détaille un communiqué publié le 10 octobre par l'université de l'Illinois. Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue Psychological Medicine.

Ces différences cérébrales peuvent être associées à un comportement suicidaire chez les personnes atteintes de troubles de l'humeur. « À l'heure actuelle, nous disposons de très peu d'outils pour identifier les personnes pouvant présenter un risque élevé de comportement lié au suicide », a déclaré Scott Langenecker, l’auteur principal de cette étude.

Comprendre les mécanismes cérébraux liés au risque de suicide 

Par le passé, une étude avait déjà identifié des circuits cérébraux liés aux troubles de l'humeur, mais « c'est l'une des premières études à tenter de comprendre les mécanismes cérébraux pouvant être liés au risque de suicide », a précisé Jonathan Strange, professeur adjoint de psychiatrie à l'UIC.

Il ressort de cette étude que les patients qui avaient des antécédents de tentatives de suicide présentaient une connectivité inférieure dans le CCN (Cognitive Control Network) et entre le CCN et le DMN (Default Mode Network), circuits neuronaux associés au contrôle cognitif et à l'impulsivité. » Les scientifiques précisent que cette étude doit être confirmée par de futures recherches auprès d'un plus large panel. Des résultats qui pourraient aiguiller pour une prise en charge. « Si nous pouvions trouver un moyen d'améliorer la connectivité au sein de ce circuit cérébral, nous pourrions peut-être réduire les risques de suicide à l'avenir », a expliqué Jonathan Stange.

Source : www.lepoint.fr