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Le Hacking Health Camp attend près de 500 personnes

Publié le : 15/03/2019 17:07:16

Pour la 6e édition du Hacking Health Camp de Strasbourg, l'un des plus grands hackathons européens dans le domaine de la santé, réunira du 22 au 24 mars des développeurs informatiques, professionnels de santé, industriels et designers pour plancher sur la digitalisation du système de santé en France et plus largement en Europe.

 

Organisé par la société de services d'innovation santé Health Factory et l'association Alsace Digitale avec le soutien du pôle de compétitivité Alsace BioValley et de l'organisation canadienne Hacking Health, le Hacking Health Camp de Strasbourg comprend une journée de conférences et d'ateliers de formation, et un week-end de développement informatique visant à rassembler des équipes pluridisciplinaires autour de projets technologiques innovants pour le secteur de la santé.

"Cette année encore, nous espérons rassembler jusqu'à 500 participants sur l'ensemble de l'événement, notamment autour de 300 personnes pendant le hackathon", a indiqué à TICsanté Sébastien Letélié, CEO d'Health Factory présent depuis la première édition du Hacking Health Camp.

Parmi les temps forts annoncés cette année lors de la journée de conférences du samedi 23 mars, on note la présence du directeur de la clinique Pasteur de Toulouse, Dominique Pon, récemment nommé avec Laura Létourneau, ex-cheffe de l'unité "Internet ouvert" à l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), pour piloter le chantier numérique de la stratégie "Ma santé 2022.

 

"Amour, gloire et management"

Invité à s'exprimer lors d'une intervention baptisée "Amour, gloire et management", Dominique Pon devrait "parler de son parcours mais aussi évoquer le chantier de la gouvernance e-santé que lui a confié la ministre [Agnès Buzyn, ndlr]", a précisé Sébastien Letélié.

"Au cours de la première matinée, nous allons beaucoup parler du dossier médical qui représente une problématique importante à l'hôpital. Pour cela, nous allons recevoir des intervenants européens : Madis Tiik qui a travaillé sur la modernisation du système de santé en Estonie mais aussi Tomaz Gornik, un entrepreneur slovène qui a développé plusieurs solutions en API [interfaces de programmation, nldr], pour aller au-delà de l'interopérabilité des systèmes d'information et prôner l'ouverture", a-t-il complété.

Comme pour les cinq éditions précédentes, trois "interludes start-up" sont prévues. Chacune dure cinq minutes et doit permettre aux représentants des jeunes pousses de présenter leur innovation.

Cette année, les start-up invitées à "pitcher" sont: Hypno VR et sa solution logicielle qui recourt aux casques de réalité virtuelle pour effectuer des anesthésies sous hypnose; Maela qui développe une solution mobile et cloud pour optimiser l'accompagnement et le suivi des patients en chirurgie ambulatoire; et Azmed qui veut automatiser les diagnostics basiques grâce à un algorithme de deep learning (apprentissage automatique) qui détecte les fractures dans les radios.

 

Des retours d'expérience précieux

Comme pour l'édition 2018 du Hacking Health Camp, une équipe de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) viendra présenter les premiers retours de la première version de son interface de programmation (API) permettant de "brancher" des applications mobiles aux services de l'assurance maladie, a indiqué Sébastien Letélié.

Par ailleurs, une "légale team" composée d'avocats spécialisés dans les nouvelles technologies et de la Cnil est également attendue pour évoquer les bouleversements réglementaires qu'a connu le monde de l'e-santé en 2018 avec la transposition du droit commun à la réglementation européenne relative à la protection des données (RGPD) et la transposition en droit français de la direction NIS (Network and Information Security).

"Nous aurons également un retour d'expérience dans le domaine de la génétique et une grosse thématique « Comment hacker notre corps » qui sera au programme aussi", a souligné Sébastien Letélié.

Pour la quatrième année consécutive, la société Quantmetry est invitée à présenter ses projets Lymphometry et Somnimetry portant sur la prévention du lymphoedème chez les patientes atteintes d'un cancer du sein, et sur la détection automatique des apnées du sommeil, trois mois après son retour du CES de Las Vegas.

Pour rappel, ces projets de Quantmetry, start-up spécialisée dans l'analyse et le traitement de volumes massifs de données, étaient nés en partie au Hacking Health Camp en 2015 et en 2017 et sont aujourd'hui menés en collaboration avec l'unité de sénologie de l'institut hospitalo-universitaire (IHU) de Strasbourg.

Si "aucune tendance" ne se dégage "pour l'instant" parmi les projets inscrits pour le hackathon, le CEO d'Health Factory a rappelé qu'en six éditions "ce sont 150 projets qui ont été réalisés et 10 entreprises qui sont nées". Parmi elles, Quantmetry donc mais aussi Hypno VR ou Fizimed.

"Nous attendons toujours que les projets sortent sitôt le hackathon fini mais il y a un temps d'incubation de deux ans, en moyenne, avant que cela ne soit possible. L'étincelle, c'est le hackathon. C'est là que les équipes testent les réactions et présentent un prototype et c'est là qu'elles nouent des rencontres pour la suite", a rappelé Sébastien Letélié.

 

Source : Tic Santé